Salle Pleyel

Salle Pleyel

Un lieu mythique

En 1927, la maison Pleyel, plus que centenaire, affirme sa gloire en s’investissant dans une nouvelle salle, entièrement destinée à la musique de concert : un très vaste immeuble est programmé non loin de la place de l’Étoile, contenant un auditorium de 3 000 places, de conception moderne pour l’époque. C’est ainsi que s’ouvre, le 19 octobre 1927, la Salle Pleyel, œuvre de l’ingénieur Gustave Lyon et de l'architecte Jean-Marcel Auburtin. Elle est inaugurée par un concert fleuve alliant Wagner, les grands noms de la musique internationale (Falla, Stravinski) et les représentants de la scène française (Franck, Dukas, Debussy et Ravel).

Un incendie ravage l’auditorium moins de neuf mois après l’ouverture au moment de la crise économique de 1929. La filiale de Pleyel qui gère l’immeuble ne se relève pas de ce choc financier et la salle, ramenée à une jauge de 2 400 places, devient la propriété de la banque, le Crédit Lyonnais, en 1935.

La Salle Pleyel devient le lieu de concert le plus célèbre de Paris. C’est là que Stravinski revient diriger Agon en 1957, puis Threni en 1958, ou qu’Otto Klemperer donne des interprétations d’une grande intensité spirituelle de la Neuvième de Mahler et de l’Héroïque de Beethoven. C’est aussi à la Salle Pleyel que l’Orchestre de Paris élit résidence et conquiert un large public avec Daniel Barenboïm et que Louis Armstrong, Ravi Shankar, Sviatoslav Richter, Jorge Bolet, Jascha Heifetz et David Oïstrakh feront la gloire de la salle.

En 1998, suite aux difficultés financières du Crédit Lyonnais, la Salle Pleyel est mise en vente. Le nouveau propriétaire, M. Hubert Martigny, président– directeur général de la société IDSH, confie la direction artistique du lieu à Mme Carla-Maria Tarditi jusqu’en 2002, date de la fermeture de la salle pour travaux.

 

Le nouveau Pleyel

La société IDSH conçoit et engage un important programme de rénovation architecturale et acoustique entre 2004 et 2006. Celle ci répond au projet ambitieux de renouer avec le dénuement et la pureté qui caractérisaient l’esthétique initiale du lieu. La restauration des façades, du hall, du foyer et de l’intérieur de la salle donne à l’ensemble une apparence plus séduisante et améliore le confort.

Face à ces changements, le ministère de la culture et de la communication autorise la prise à bail de la Salle Pleyel par la Cité de la musique en tant qu’établissement public placé sous sa tutelle alors appelée à gérer cette grande salle de concert. En 2009, la Cité de la Musique devient propriétaire de la Salle Pleyel.


Une architecture retrouvée : dans le respect des préconisations des Monuments historiques, la façade, le hall et sa rotonde recouvrent leur élégance Art déco quasi originelle. Les anciennes salles de danse, transformées en un vaste foyer, offrent une zone d’accueil complémentaire de plus de 600 m2 à laquelle sont adjoints deux espaces privatifs. Les travaux sont également l’occasion d’agrandir et de reconfigurer les espaces dévolus au public et aux artistes.
 


 

Des conditions de jeu repensées : afin d’être en mesure d’accueillir simultanément des orchestres en résidence et des orchestres invités, l’ensemble des loges, foyers d’artistes et espaces techniques sont réaménagés. Les travaux permettent enfin de transformer les conditions de jeu et d’écoute en optimisant l’acoustique de la salle pour en faire un auditorium de qualité et de prestige.

 

La conception de l'auditorium

Une acoustique performante : la création de balcons latéraux permet d’homogénéiser la diffusion sonore. Ils agissent comme des abat-sons qui favorisent les réflexions précoces, améliorant la clarté et la sensation d’enveloppement. La modification du plafond et des parois latérales induit une optimisation de près de 20 % du volume de la salle et favorise une augmentation du temps de réverbération. La zone de jeu est entièrement reconfigurée afin d’accueillir du public en fond de scène et de générer une acoustique plus efficace. De même, à l’arrière de la salle, la profondeur des espaces sous les balcons est réduite dans le but de diminuer la distance entre les interprètes et les auditeurs.

Une écoute de qualité : l’amélioration du confort se traduit par l’installation de sièges neufs, la réduction du nombre de places afin de donner à chacun plus d’espace (1 913 sièges, à comparer aux 3 000 de 1927) et le renforcement de la visibilité par un regradinage des balcons. Le parterre aussi est allégé et comprend un peu moins de 1000 sièges. Derrière la scène, des banquettes de chœur servent également à accueillir quelque 160 personnes. Le premier balcon compte environ 400 sièges et le second 300. Chacun des quatre balcons latéraux permet de placer 19 personnes.

De nouveaux équipements scéniques : l’ensemble de la scène est reconfiguré, avec un volume accru, un plateau agrandi et une avant-scène redessinée. Ces modifications, associées à l’adjonction d’un équipement technique performant, notamment l’installation d’un plateau entièrement mécanisé et mobile, favorisent l’adaptation à tous les types de répertoire.

 

Accessibilité


Métro

ligne 2 : station Ternes
ligne 1, 6, RER A : station Charles de Gaulle-Etoile
 

Bus

Hoche Saint-honoré : lignes 43, 93 (arrêt devant la Salle Pleyel)
Place des Ternes : lignes 30, 31.
 

Parking

1 Vinci Hoche : face au 18, avenue Hoche (hauteur max 1,90m - tous les soirs à partir de 19h, le parking Hoche propose un forfait soirée. Le forfait soirée n'est disponible que pour les concerts commençant à 20 heures.)
2 Etoile Wagram : 22, bis avenue de Wagram (hauteur max 1,90m)
3 Ternes : 38, avenue des Ternes (tous les soirs, le parking Ternes propose un forfait soirée.)